Ce que le langage fait à l’art

En partenariat avec Aix-Marseille Universités, l’École doctorale 354 « Langues, Lettres et Arts » et le Centre Norbert Elias/Laboratoire d’Études en Sciences des Arts.

Vendredi 20 et samedi 21 novembre 2020, de 9h à 18h Entrée libre dans la limite des places disponibles

À partir d’une démarche interdisciplinaire centrée sur la fin du XXe et le XXIe siècle, ces deux journées d’étude proposent de mener une réflexion sur les rapports qu’entretiennent art et langage dans l’art contemporain.

Navarro, édition Le stock et le flux
– livret édité à 200 exemplaires. 2019.
© Yohann Gozard

Ces deux journées s’articuleront en quatre sessions. La première sera consacrée à l’étude de l’instabilité de la limite entre l’oeuvre et le texte qui l’accompagne. Depuis la naissance de l’art conceptuel, le texte apparaît comme constitutif de l’oeuvre. Dans ce cadre, quelle place accorder au texte qui accompagne, augmente, voire prolonge ces oeuvres sous d’autres formes ? La seconde session traitera des expériences de médiations. En effet, nous assistons aujourd’hui à une multiplication des formes de médiations culturelles. Qu’elle soit verbale ou textuelle, la médiation vient se placer entre l’oeuvre et le spectateur. À cet égard, qu’en-est-il des différents niveaux d’influence de la médiation sur l’expérience in situ d’une oeuvre et sa perception ? Les intervenants se demanderont « quelles positions pour l’art ? »

La deuxième journée propose dans un premier temps de réfléchir au langage à l’ère du numérique. Nous questionnerons, durant cette matinée, la manière dont la création de langages de programmation à des fins plastiques peut redéfinir les limites de l’oeuvre d’art. Aussi nous nous demanderons comment l’écologie numérique, l’écriture du code et la puissance des algorithmes bousculent les relations entre art et langage. Enfin, la dernière session envisagera la parole comme matériau dans l’art contemporain. Au-delà du théâtre qui place habituellement la parole au centre, dans quelle mesure le performatif produit-il de l’artistique ? Par l’étude de ces pratiques, il s’agit d’une part, de penser ce qui transforme le dire en matériau et, d’autre part, d’identifier les effets du performatif linguistique dans l’art.