Des marches, démarches remarche !

Exposition du 8 février au 10 mai, prolongée du 17 juin au 23 août 2020
Le Frac est heureux de vous annoncer sa réouverture à partir du mercredi 17 juin et est impatient de vous accueillir pour le prolongement de son exposition Des marches, démarches jusqu’au 23 août.
Horaires exceptionnels : du jeudi au samedi de 13h à 18h30 et le dimanche de 14h à 17h30.
Entrée sur réservation.

Réservez, c’est gratuit

 
Des marches, démarches remarche ! par Guillaume Monsaingeon, commissaire de l’exposition

Au choix, 2 formats de visites, en petit comité :
EN COMPAGNIE / Si vous aimez la discussion, l’échange et êtes curieux des œuvres, de leur histoire, des intentions de l’artiste, réservez une visite en compagnie d’un médiateur dans le respect des règles de distanciation. Par groupes de 5 personnes.
EN SOLO / Si vous aimez flâner, aller à votre rythme, être seul face une œuvre, réservez un créneau de visite libre pour découvrir l’exposition à votre guise. Les médiateurs du Frac resteront à votre écoute si vous avez des questions. Jauge limitée. Le 3e plateau est accessible uniquement dans le cadre des visites En compagnie.
Nous prévoyons toutes les précautions nécessaires pour que votre venue au Frac se déroule dans les meilleures conditions.
Pour la tranquillité de tous, venez masqués, nous le serons aussi !

  • Frac - Sur tous les plateaux

    20 Boulevard de Dunkerque

    13002 Marseille

Des marches, démarches

Commissaire : Guillaume Monsaingeon

Partenaires : L’exposition est le prolongement de Des marches, démarches, manifestation culturelle à l’échelle du territoire de la région développée depuis le printemps 2018 et coordonnée par le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur. A partir de la proposition artistique de Guillaume Monsaingeon, cette manifestation a réuni, autour d’une dynamique commune, de nombreux acteurs culturels, associatifs ou éducatifs installés sur le territoire régional et notamment dans les zones rurales éloignées de l’offre culturelle.

La marche est devenue au XXe siècle une forme artistique à part entière, qui touche à des techniques et expressions variées : performance, land art, dessin, sculpture, peinture, installation, vidéo - sans oublier cinéma et littérature.

Franck Scurti, Street Credibility
1998 © ADAGP - Crédit photo Klaus Stöber

Artistes : Allora & Calzadilla, Stefan Altenburger, Francis Alÿs, Fikret Atay, Berger & Berger, Louis-Auguste et Auguste-Rosalie Bisson, Olivier Boussant, Marie Bovo, Stanley Brouwn, Pol Bury, André Cadere, Dominique Castell, Jordi Colomer, Abraham Cruzvillegas, Alexandra David-Neel, Fernand Deligny, Monique Deregibus, herman de vries, Bruno Di Rosa, Patrick Faigenbaum, Christoph Fink, Hamish Fulton, gethan&myles, Jochen Gerner, Rodney Graham, Lauren Greenfield, William Kentridge, Anaïs Lelièvre, Richard Long, Laurent Malone et Dennis Adams, Étienne-Jules Marey, Randa Maroufi, Geoffroy Mathieu & Bertrand Stofleth, Duane Michals, Gianni Motti, Jean-Pierre Moulères, Eadweard Muybridge, Jean-Christophe Norman, Paulien Oltheten, Roman Ondák, Gabriel Orozco, Nigel Peake, Bernard Plossu, Abraham Poincheval, Mathias Poisson, Noémie Privat, Barbara Probst, Claire Renier, Till Roeskens, Jean-Jacques Rullier, Safi, Franck Scurti, Stalker, Hendrik Sturm, Guy Tillim, Guido Van der Werve, Sarah Venturi, Elinor Whidden, Ariane Wilson, Jeremy Wood, et les artistes anonymes des collections du Mucem, du bas-relief de la Gradiva, de la signalétique routière suisse.

La marche est plus qu’une mode. Pratique sociale et caractéristique anthropologique, la marche individuelle se transforme en des pratiques voisines qui s’en éloignent parfois très largement : marche collective (y compris subie ou involontaire), formes de protestation, itinérance avec d’autres modes non motorisés (course, vélo, âne…), activité de loisir ou nécessité professionnelle, activité ponctuelle ou exploration au long cours, combinaison avec d’autres modes de transport, marche urbaine ou au grand air… L’exposition Des marches, démarches aborde la marche en un sens large, considérée non comme une pratique sportive mais comme une démarche artistique.

Déplacements autonomes d’un ou plusieurs corps humains au sein d’un espace-temps limité, ces mouvements ne se réduisent jamais à un trajet utilitaire ; ils sont vécus sur le mode de l’expérience. Les Lignes d’erre de Fernand Deligny jouent un rôle fondateur dans une exposition sur la marche comme Des marches, démarches. Fernand Deligny n’est pas marcheur. Il n’a jamais ni incité les enfants dont il avait la responsabilité, ni leurs éducateurs, à marcher. Il a simplement suggéré en 1969 à l’un d’eux, Jacques Lin, de transcrire dans l’espace de la feuille l’expérience spatiale des enfants autistes plutôt que de chercher des termes qui désigneraient des symptômes. Peu à peu ces lignes d’erre se sont diffusées. Elles ont inspiré l’idée de rhizome à Gilles Deleuze et Félix Guattari. Elles ont été vues, déchiffrées, interrogées.

Relevant de pratiques artistiques, ces déplacements s’accompagnent d’une restitution qui permet à un public de partager cette émotion, de percevoir après coup, sur place ou à distance, les traces d’une exploration. Les démarches considérées s’expriment toutes à la première personne, à travers la qualité d’un regard et de sa restitution plastique.

L’exposition présente un état non exhaustif des pratiques actuellement développées en rassemblant des artistes concernés par les pratiques de Walkscape et de déplacement artistique ; des artistes qui inventent, expriment, pratiquent, conscients des enjeux sociopolitiques de leurs démarches, intéressés par des approches venues des sciences humaines, nourris des travaux fondateurs de Robert Smithson, Richard Long, Francis Alÿs, ou encore du collectif Stalker qui pratique la marche urbaine à travers l’Europe depuis les années 90.

C’est une marche de 70 km et de quatre jours en octobre 1995 qui a conduit Stalker à réaliser une carte, le Planisfero Roma, aujourd’hui dans les collections du Frac. Héritiers de la dérive situationniste, porteurs d’une psychogéographie joyeuse, contestataire et créative, ces marcheurs ne cherchent pas à traverser la ville mais à en révéler la topographie inconsciente et néanmoins active. Les Archives à nu de Stalker sont présentées au 3e plateau du Frac comme des principes actifs. Les visiteurs sont invités à manipuler ces boites et ces documents, à les explorer, de la même façon que les marcheurs ont traversé la ville. Des marches, démarches réunit plus de 80 œuvres provenant de la collection du Frac ou d’autres collections publiques et privées ou prêtées par les artistes. Parmi les prêteurs le MuCEM, le Cnap/Centre national des arts plastiques, la Maison de Balzac, la Fondation Henri Cartier-Bresson, le Musée de l’Image à Épinal, la Cinémathèque française, ainsi que les Frac Bretagne, Lorraine, Alsace, Grand-Large – Hauts-de-France, Limousin, Picardie Hauts-de-France... Ces œuvres présentées au Frac sont complétées par des parcours, balades et marches, et conversations marchées, y compris à l’intérieur de l’exposition, espace dans lequel les visiteurs sont avant tout marcheurs.

Guillaume Monsaingeon

Vues d’exposition

Les ressources pour préparer votre visite

Tous publics

Feuilles de salle - Des marches, démarches

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Bibliothèque éphémère - Des marches, démarches

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Ce même monde n°4
Des marches, démarches
février-mai 2020

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Presse

Des marches, démarches remarche !
Dossier de presse
Du 17 juin au 23 août 2020

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Un choix d’œuvres dans l’exposition

Les œuvres de la collection du Frac dans l’exposition

  • Geoffroy MATHIEU, Bertrand STOFLETH, Paysages usagés
    © Geoffroy Mathieu, © droits réservés
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Abraham POINCHEVAL, Etude pour marcher sur la canopée nuageuse, 2015
    Installation
    Dessin à la craie sur bois peint, maquettes
    537 x 372 x 2 cm
    Achat à Semiose Galerie - Editions
    Inv. 2019.1057
    © Adagp, Paris
    Photo : Laurent Lecat
  • Randa MAROUFI, 2018 - 2019
    Tirage cyanotype sur papier Velin d’Arches
    Achat à l’artiste en 2019
    Inv. 2019.1047 (A)
    © Adagp, Paris
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Randa MAROUFI, 2018 - 2019
    Tirage cyanotype sur papier Velin d’Arches
    Achat à l’artiste en 2019
    Inv. 2019.1047 (B)
    © Adagp, Paris
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • GETHAN&MYLES, Voile / Métonymie, 2020
    Installation
    “En retournant après Noël c’était clair qu’on avait perdu le terrain. La guinguette avait changé de mains et les familles y traînaient plus pendant le foot. Les scoots des chouffeurs passaient en vitesse presque au milieu de l’atelier. La poubelle ou j’avais l’habitude d’accrocher mon vélo était devenue leur planque. On criait, “Ho, du poulet !” quand je m’approchais du comptoir pour remplir les bidons d’eau. Il semblait que le réseau avait pris le dessus. Mais tout d’un coup les mamans arrivaient en force : un, deux, trois, cinq, huit... Les mamans d’enfants qu’on avait vu pendant un an et demi sans jamais voir la maman, et maintenant, la-voilà. Les mamans, avec leurs filles, et avec leurs bébés en poussette, au bras, au sein. Les mamans enceintes avec leurs ventres plein d’objectif comme des voiliers sous spi. Et il faut préciser (Pourquoi ? Parce qu’on en parle trop ? Ou pas assez ?) qu’elles étaient surtout les mamans voilées.
    On se permet de se faire des idées envers les femmes voilées. Les gens bien arrivent à dire, “Elle était voilée, mais elle n’avait pas l’air d’être soumise.” Ces mêmes gens ne diraient jamais, “Elle était en hotpants, mais elle n’avait pas l’air d’être une femme facile.” L’habit ne fait pas le moine ?… Le progrès rend toujours visible un manque de progrès.
    Face à ces femmes, la marée qui avait englouti notre îlot se baissait un peu, et j’ai vu notre terrain re-apparaître. C’était une démonstration de force - et c’était l’invisibilité de cette force qui la rendait puissante : ceux qui avaient été repoussés s’en rendaient même pas compte...
    J’ai compris qu’on devait travailler avec elles. Trouver un moyen de parler - obliquement, directement, biologiquement, politiquement, poétiquement - de leur force. De la rendre visible - à elles... Mais surtout à nous.”
    gethan&myles 2019
    Cyanotype sur coton, texte en transfert mural
    450 x 150 cm
    Voile
    Achat à GETHAN&MYLES en 2019
    Inv. 2019.1041
    © gethan&myles
    Photo : Laurent Lecat
  • Randa MAROUFI, 2018 - 2019
    Tirage cyanotype sur papier Velin d’Arches
    Achat à l’artiste en 2019
    Inv. 2019.1047 (C)
    © Adagp, Paris
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Jeremy WOOD, My Ghost, sixteen years of London, 2000 - 2016
    Dessin GPS
    100 x 100 cm
    Achat à l’artiste en 2018
    Inv. 2018.1019
    © droits réservés
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • BERGER&BERGER, Senez, 04 avril 2014
    40 x 32 cm
    © Berger&Berger
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Christoph FINK, Les ballades de Montréal, 2007 - 2008
    Disque en céramique
    Céramique
    5,3 x 47,6 cm
    Achat à l’artiste en 2017
    Inv. 2017.940 (A)
    © Christoph Fink
  • Christoph FINK, Les ballades de Montréal, Reproduction et analyse des dessins de carnets de route, 2007 - 2008
    Tirage sur papier
    Tirage jet d’encre sur papier
    50 x 329,4 cm
    Achat à l’artiste en 2017
    Inv. 2017.940 (E)
    © Christoph Fink
  • Christoph FINK, Les ballades de Montréal, feuille de situation géographique, 2007 - 2010
    Tirage sur papier
    Tirage jet d’encre sur papier
    40,2 x 56,5 cm
    B.R.S.D.INSC. : Christoph Fink 2007-2010 (printed 2018)
    Achat à l’artiste en 2017
    Inv. 2017.940 (D)
    © Christoph Fink
  • Christoph FINK, Les ballades de Montréal_feuille de texte, 2007 - 2008
    Tirage sur papier
    Tirage jet d’encre sur papier
    110 x 100 cm
    Achat à l’artiste en 2017
    Inv. 2017.940 (B)
    © Christoph Fink
  • Christoph FINK, Les ballades de Montréal, manuel du disque, 2007 - 2010
    Tirage sur papier
    Tirage jet d’encre sur papier
    51 x 70 cm
    B.R.S.D.INSC. : Christoph Fink 2007 - 2010 (printed 2018)
    Achat à l’artiste en 2017
    Inv. 2017.940 (C)
    © Christoph Fink
  • STALKER, Planisfero Roma 1995/1998, septembre 1998
    L’image est la représentation de la « transurbance » du groupe Stalker autour de la ville de Rome : la couleur jaune représente la ville du quotidien et la ville batie, la couleur bleue représente la ville « inconsciente » et non batie, la grande mer des territoires vides sur laquelle flottent les îles du plein. La ligne pointillée en blanc représente la trajectoire du parcour de Stalker pendant quatre jours (5,6,7,8 octobre 1995) dans les territoires actuels.
    Impression sur polyester, plexiglas, panneau suspendu
    90 x 90 cm
    Achat aux artistes en 2000
    Inv. 2000.459
    © Stalker
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Découverte d’Oran, 2010
    « Dessin réalisé de mémoire suite à une marche solitaire dans Oran, durant une journée entière. Cette carte raconte une découverte de la ville d’Oran. Une ville que je ne connaissais pas. Promenade solitaire et hivernale ponctuée de rencontres et de panorama impressionnants. »
    Mathias Poisson
    Encre de Chine
    24 x 32 cm
    R.T.
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.915 (A)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Promenade aux calanques, 2004
    « Carte subjective de quelques endroits de vie. La maison où j’habitais vers le vieux port de Marseille et la calanque de la Vesse sur la côte bleue. Cette carte a été dessinée de mémoire à mon atelier de retour de balade. »

    Mathias Poisson, 2017
    Crayon gris et aquarelle

    30 x 24 cm
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.914 (E)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Quartier de peine, 2003
    « Durant l’automne 2003, j’emménage à Marseille. Je découvre la ville. Je décide de faire chaque jour une promenade urbaine pour découvrir mon quartier et ma nouvelle situation. Après cette promenade quotidienne je dessine une carte subjective de ce que j’ai ressenti ou observé. Ce dessin montre la porosité du corps dans la ville. Dans cette carte du quartier Saint Antoine, on voit des veines, des artères et un coeur. Il arrive parfois que la ville et le corps ne fasse qu’un seul ensemble. » Mathias Poisson 2017
    Stylo bic et aquarelle
    21 x 13,5 cm
    Format A5
    B.DR.R.INSC. : (Marseille) Quartier de peine 10.2003 B.M.D. : 30. OCT 2003
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.914 (B)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Terrain vague de Raoucheh, 2011
    « Dessinée avec les moyens du bord sur le motif (mercurochrome) et à l’atelier (carbone). Pas de préparation autre que l’observation des lieux. Le terrain vague de Raouchech était un lieu fascinant où se côtoie des personnes très différentes (pêcheurs, touristes, amoureux, réparateurs de bateaux, parapentistes...). Proche du centre-ville, il représentait un espace ouvert où les règles sont plus douces qu’ailleurs. Ce lieu n’existe plus aujourd’hui. » Mathias Poisson, 2017
    Mercurochrome, café et carbone sur papier
    29,5 x 20 cm
    B.DR.INSC. : Raoucheh. Liabn 2011 G.R.INSC. : Raoucheh 38,6 x 27,7 Mathias Poisson
    Donation Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.915 (C)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Prendre à gauche puis à droite, 2003
    "Chaque jour, je faisais une promenade différente, sorte d’exploration hasardeuse de la ville de Marseille. Après cette promenade je dessinais une carte subjective. Sans brouillon et sans m’appuyer sur des cartes existantes, de mémoire.
    Prendre à gauche puis à droite est une carte-position. C’est-à-dire qu’elle décrit une promenade dans mon quartier de St-Antoine à Marseille et en même temps elle propose une manière de marcher bien particulière, un mode d’emploi : à chaque carrefour, prendre alternativement à gauche puis à droite quel que soit la forme de la voie qui se présente à vous."
    Mathias Poisson, 2017
    Stylo bic et aquarelle
    20 x 12,5 cm
    B.M.D. : 23 OCT. 2003
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.914 (A)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Dérive à Marseille, 2003
    « Période de travail et de recherches graphiques. Chaque jour j’effectue une balade dans Marseille que je dessine ensuite sous forme de carte sensible. A l’automne 2003, je décide de prendre le temps de dessiner et raconter mes promenades quotidiennes dans Marseille. dérive à Marseille fait état de mes déplacements dans des directions un peu confuses accompagnés de réflexion plus ou moins claires... »
    Mathias Poisson, 2017
    Stylo bic et aquarelle
    Format A5
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.914 (C)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Littoral à Dbaiyeh, 2011
    « Cette oeuvre est réalisée avec les moyens du bord (mercurochrome, café, papier carbone) sur une feuille de cahier de voyage. En marchant sur une ancienne voie ferrée abandonnée, j’ai arpenté l’espace littoral entre Beyrouth et Batroun en décembre 2011. Voici une portion de cette marche où l’on voit les bases militaires, les marinas, les autoroutes et les corniches du bord de mer. » Mathias Poisson, 2017
    Mercurochrome, café et carbone sur papier
    Format A4
    B.DR.
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.915 (B)
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste
  • Mathias POISSON, Carte souterraine de Lurs, 2016
    « Représente une série d’anecdotes racontées par un habitant de Lurs ayant grandi dans le village. Les tunnels, les porches et les appendices sont des souvenirs et des récits cachés dans le creux des murs et des sous-sols. »

    Mathias Poisson, 2017
    Encre végétales fabriquées par l’artiste (olive, fleur de forsythia, noix de galle, feuilles de micocoulier) sur papier

    65 x 50 cm
    B.DR.INSC. : le 15 mars 2016 LURS
    Achat à Mathias Poisson en 2016
    Inv. 2016.916
    © Mathias Poisson
    Photo : Visuel fourni par l’artiste

Des marches, démarches à la maison

Par temps de confinement, la marche est interdite. Il nous reste la démarche, en particulier celle des artistes. Pourquoi sont-ils si nombreux à explorer la marche d’une façon aussi variée et parfois contradictoire ? Depuis nos univers confinés, nous pouvons tenter de comprendre leurs démarches. Vous voilà embarqués dans Des Marches, démarches à la maison : de brefs parcours vidéo, sortes de visites guidées express centrées sur une oeuvre, une question, un artiste, un parti-pris de l’exposition. A vous de relier les pièces du puzzle et de reconstituer le portrait, même un peu flou, d’une exposition devenue virtuelle puisqu’elle dort en silence dans les salles du Frac. Guillaume Monsaingeon, commissaire de l’exposition

Voir les 20 épisodes

Épisode 1 : Marcher confinés

Des marches, démarches : à la maison / EP1 : confinement

Épisode 2 : Un peu d’humour

Des marches, démarches : à la maison / EP2 : Motti

Épisode 3 : Révélation

Des marches, démarches à la maison / Episode 3 : Révélation - YouTube

Les podcasts du Frac

Marcher, s’engager : une rencontre avec Christine Breton et Guillaume Monsaingeon au Frac mercredi 19 février 2020

Marcher, s'engager : une rencontre avec Christine Breton & Guillaume Monsaingeon by Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur | Free Listening on SoundCloud

Présentation de l’édition Mundo diffuso : rencontre avec Jean Christophe Norman et Lionel Ruffel au Frac vendredi 21 février 2020

Présentation de l'édition Mundo diffuso : rencontre avec Jean Christophe Norman et Lionel Ruffel by Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur | Free Listening on SoundCloud

Rencontres La marche, catalyse de l’art et du savoir

A l’occasion de l’exposition Des marches, démarches, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Ecole nationale supérieure de paysage et l’Ecole des hautes études en sciences sociales ont souhaité s’associer pour l’organisation de rencontres consacrées à la pratique de la marche dans le champ des arts et des sciences sociales. Les rencontres se sont déroulées à Marseille les 13 et 14 mars 2020 et sont désormais disponibles en podcasts sur le site du Frac. Ces deux journées furent l’occasion d’acheminer La Piedra que Cede de Gabriel Orozco dans l’exposition, performance documentée également en vidéo dans cet article.

— Alexis Pernet, paysagiste et enseignant-chercheur à l’Ecole nationale supérieure de Paysage
Donner voie. Un angle politique pour la marche paysagiste.

La marche catalyse de l'art et du savoir / Rencontre avec Alexis Pernet by Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur | Free Listening on SoundCloud
Donner voie. Un angle politique pour la marche paysagiste
Alexis Pernet, Paysagiste dplg, maître de conférences à l’ENSP Versailles a.pernet@ecole-paysage.fr
Marseille, rencontres Des Marches Démarches, 13 mars 2020

Télécharger (11.5 Mo)

— Gilles Clément, jardinier, paysagiste et écrivain
L’économie de la non-dépense

La marche, catalyse de l'art et du savoir / Gilles Clément, L'économie de la non-dépense by Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur | Free Listening on SoundCloud

— Matthieu Gounelle, professeur du Muséum national d’Histoire naturelle
Marcher, de pierres en étoiles

La marche catalyse de l'art et du savoir / Matthieu Gounelle, Marcher, De Pierres En Étoiles by Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur | Free Listening on SoundCloud

— Till Roeskens, artiste
Compte-rendu lacunaire de quelques traversées

Compte-rendu lacunaire de quelques traversées
Till Roeskens, artiste-plasticien

— Thierry Davila, Conservateur au Mamco de Genève et enseignant à l’HEAD-Genève
La peinture (et le dessin) en marchant

La peinture (et le dessin) en marchant
Thierry Davila, Conservateur au Mamco de Genève et enseignant à l’HEAD-Genève
© Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

— Gabriel Orozco,
La Piedra que Cede Performance au Frac

La Piedra que Cede - Performance au Frac mars 2020 - YouTube