Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger

COPAIN

Avec le soutien de la CMAR Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corot-Formations, Marseille. Dans le cadre de Manifesta 13 Marseille Les Parallèles du Sud. Une programmation des Rencontres de la Photographie d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express.

Commissaire : Pascal Neveux

Hymne au pain et à ceux et celles qui le fabriquent – les boulangers mais aussi tous les amateurs de toutes cultures, amoureux du pain – l’exposition COPAIN des artistes suisses Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger permet de porter un regard neuf sur cet aliment dont l’histoire débute avec les prémices de l’agriculture, et qui n’a depuis pas cessé d’évoluer.

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, COPAIN
© Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger

Après que le pain blanc industriel a avalé une grande partie de cette variété au cours des cinquante dernières années, que de nombreuses boulangeries qui fabriquaient leur propre pain ont disparu et que d’autres aient été purement et simplement transformées en congélateurs, les cultures anciennes et nouvellement inventées de pain font preuve d’un regain d’intérêt. Il est temps d’enlever le vent des voiles de l’allergie au gluten et de sensibiliser les gens aux conséquences de l’agriculture industrielle.

Aliment de base dans de nombreuses cultures, on retrouve le pain tout autour du Monde avec des goûts, des formes et des symboliques diverses. Outre les pains traditionnels comme la célèbre Navette de Marseille et les mains de Nice, on découvrira également des pains inventés, pains jetés, pains rituels, pains artificiels, pains industriels, pains d’engrais, pains de pierre, pains germés, pains d’âme, pains brulés, les Tirggel, pains d’étoile, pains empaillés, pains de nuage, pains tressés, pains des insectes, pains les plus durs du monde, pains sulfite d’ammonium caramel, pains salé, pains du paradis et les pains qui manquent.

Plus qu’un espace d’exposition, le Frac devient avec COPAIN un lieu où le public peut découvrir le pain sous toutes ses formes et sa diversité. À travers une scénographie très immersive, il est invité à participer  ; préparer la pâte, observer la cuisson, puis prendre le temps de déguster le pain réalisé. Le pain devient une sculpture comestible. Une expérience pour ouvrir tous les sens, les mains, les yeux, le nez et les papilles gustatives.

La fabrication et la notion de partage sont véritablement le moteur de cette exposition. La démarche artistique des deux artistes développe aussi des liens, à travers des partenariats, avec les agriculteurs, les moulins, le réseau de professionnels, le centre de formation en boulangerie, les étudiants en art, la Chambre régionale des Métiers et de l’Artisanat, Corot Formations et le restaurant Arrosoir Frac.